Livraison gratuite – Garantie casse incluse – Sans minimum d’achat.

Vases en verre de Murano

Une canne creuse, un four, une équipe de 4 à 8 verriers autour de la « piazza » : le geste qui façonne un vase en verre de Murano n’a pas changé depuis 5 siècles.

Un authentique vase en verre de Murano se souffle, se façonne et se finit en une seule séance, sans pause. Et si le verre refroidit trop ou qu’une bulle apparaît au mauvais endroit, la pièce est refaite de 0.

Résultat ?
Des vases uniques au monde, contrefaits mais jamais égalés.

Pour aider à perpétuer et défendre cette tradition contre les faux, l’intégralité de nos vases en verre de Murano sont certifiés « Vetro Artistico® Murano », le label officiel de la région Vénétie. Vous le trouverez sur chaque fiche produit.

Et pour en savoir plus sur la matière, les techniques et ce label : visitez notre page verre de Murano. Vous souhaitez plutôt compléter votre intérieur ? Alors jetez plutôt un coup d’œil à nos lustres en verre de Murano

Le vase : pièce signature des maîtres verriers de Murano

Parmi tous les objets en verre de Murano, lustres, miroirs vénitiens, sculptures, bijoux, art de la table, le vase a sa place parmi ceux qui révèlent le plus distinctement le savoir-faire des maîtres verriers de l’île.

Pourquoi ?
Parce que, contrairement à d’autres pièces réalisées en plusieurs fois et reposant sur l’assemblage d’éléments produits séparément, un vase, lui, est bien souvent soufflé et façonné en une seule fois, pendant quelques heures de travail continu autour du four.

Résultat ?
Tout se joue dans la même séance et devant tout le monde.

Le vase est aussi un des objets où les techniques signatures de l’île s’expriment avec le plus d’intensité

Les techniques emblématiques qui subliment un vase de Murano

Le verre de Murano regroupe une cinquantaine de techniques décoratives séculaires, transmises de génération en génération. Et même si la plupart peuvent s’appliquer à toutes les pièces (lustres, sculptures, presse-papiers, bijoux), certaines techniques se prêtent particulièrement bien aux vases.

Pourquoi ?
Simplement parce que la paroi d’un vase offre surface (volume), épaisseur, profondeur et transparence à la fois.

Et parmi ces techniques, voici les 4 que vous croiserez le plus souvent dans notre sélection :

1ère technique : Sommerso
Technique qui consiste à plonger successivement la pièce, encore en fusion, dans plusieurs creusets (des sortes de moules) contenant des verres de couleurs différentes. Résultat : un effet d’immersion en profondeur splendide, comme si plusieurs couches de matière colorée étaient suspendues à l’intérieur de la paroi transparente. Une technique magnifiée notamment par Flavio Poli pour la Maison Seguso au milieu du XXème siècle.

2ème technique : Murrine/Millefiori
Celle-ci est probablement la plus connue du verre de Murano (en particulier pour les bijoux & presse-papiers). Mais sur la surface d’un vase permet de la sublimer à plus grande échelle. Le principe de cette technique ? Des cannes de verre coloré sont assemblées, étirées à chaud, puis tranchées en sections fines qui révèlent un motif (souvent floral). Ces tesselles sont ensuite incrustées dans la paroi du vase encore en fusion. Résultat : une mosaïque incrustée dans la matière elle-même, pas en surface.

Comme pour ce vase « Murrina » de la verrerie labelisée La Fonasotta : 

Vase en verre de Murano "Murrina" de la verrerie La Fornasotta utilisant la technique Murrine.

3ème technique : Foglia oro/Foglia argento (feuille d’or/feuille d’argent)
Comme son nom l’indique, une feuille (« foglia ») d’or ou d’argent pur est appliquée sur la pièce encore en fusion, puis recouverte d’une couche de verre transparent qui l’emprisonne. Au soufflage, la feuille se fracture en milliers de fragments microscopiques, créant un effet de poussière dorée à l’intérieur de la paroi.

Tels que ces vases « Aurum Argentum » de notre verrerie partenaire labellisée Fornacemian :

Vase en verre de Murano "Aurum Argentum" de la verrerie Fornacemian utilisant la technique Foglia oro/Foglia argento.

4ème technique : Pulegòso
Dérivée de l’argot « púlega » signifiant « bullette », cette technique consiste à incorporer du bicarbonate de soude dans le verre en fusion. Pourquoi ? Parce que la réaction libère des milliers de micro-bulles d’air qui se figent dans la matière. Résultat ? Une paroi semi-opaque, presque mate. Technique inventée dans les années 1920 par le Maestro Napoleone Martinuzzi, directeur artistique de la Maison Venini.

D’autres techniques (Vetro Incamiciato, Filigrana, Ballottòn) sont bien sûr aussi utilisées.

Existe-t-il des formes de vases propres au verre de Murano ?

Soliflores, vases à fleurs, vases coupes, vases sculpturaux, grands vases de prestige… la plupart des formes des vases en verre de Murano ne sont pas spécifiques à cette matière.

Néanmoins, une forme de vases peut véritablement être attribuée au verre de Murano : le Fazzoletto.
Signifiant littéralement « mouchoir », cette forme de vase évasé, asymétrique et aux bords ondulés irréguliers a été inventée en 1948 par Fulvio Bianconi et Paolo Venini, deux maîtres verriers de la Maison Venini. Une forme évoquant un mouchoir lancé en l’air et figé en pleine retombée :

Vase en verre de Murano de forme Fazzoletto de la verrerie Fornacemian.

Et une autre forme a su se hisser comme l’un des archétypes du vase en verre de Murano : le vase à canne (ou vase tronconique).
Même si on retrouve cette forme dans d’autres matières, elle est particulièrement présente en verre de Murano. Forme cylindrique évasée, elle laisse au verrier un maximum de surface pour déployer ses techniques décoratives : sommerso, murrine, filigrane.

Comme le vase Murrine montré un peu plus haut. Ou ce vase « Farfalle » de la verrerie Fornacemian :

Vase en verre de Murano Atena forme "à cannes" de la verrerie Fornacemian.

Comment choisir et placer votre vase en verre de Murano ? Nos 3 conseils

Conseil n°1 : selon votre décoration d’intérieur actuelle

Le verre de Murano est rarement subtil. Les techniques citées plus haut sont conçues pour attirer l’œil, pas pour s’effacer.

Ainsi :

Si vous avez un intérieur classique/haussmannien :
⇒ Optez pour un Fazzoletto coloré, un vase à canne avec Murrine, ou même un vase transparent avec de légers fils d’or pour la touche « luxe discret ».

Si vous avez un intérieur contemporain/minimaliste/sobre (palette neutre, matériaux bruts, peu de motifs) :
⇒ Un Sommerso aux couleurs vives (monochromes) ou un Foglia oro feront parfaitement l’affaire, en devenant un point focal naturel, sans trop en faire.

Et si vous avez un intérieur art déco/éclectique (déjà chargé en motifs, couleurs ou objets décoratifs) :
⇒ Évitez les pièces précédentes qui auront tendance « à se perdre ». Osez plutôt un vase millefiori, multicolore, ou un Fazzoletto polychrome.

Conseil n°2 : selon l’usage envisagé (fonctionnel ou décoratif ?)

Tous les vases en verre de Murano ne sont pas bons à recevoir des fleurs. Ainsi, adaptez votre choix à votre usage :

Vase à fleurs ?
⇒ Privilégiez un vase à col large ou un soliflore. Et pensez à l’avance au type de fleurs (on en parle en détail un peu plus bas) : un soliflore pour une fleur unique, un vase à canne pour un bouquet, un fazzoletto pour un arrangement bas et ample.

Vase purement décoratif ?
⇒ L’ouverture a moins d’importance. Vous pouvez des formes plus fermées comme sculpturales. Concentrez plutôt votre choix sur la technique : sommerso, murrine, Pulegòso, etc.

Conseil n°3 : selon la composition florale envisagée

Ici, 3 cas de figure possibles :

Une tige unique :
Un soliflore en Sommerso transparent mettra particulièrement bien en valeur la tige plongée dans l’eau. Un mariage classique.

Pour un bouquet aéré :
Un vase à cannes est idéal.

Et pour un bouquet dense (pivoines, hortensias, composition champêtre) :
Partez sur un vase à col large et à la paroi peu décorée. Pourquoi ? Parce qu’un Murrine sous un bouquet dense peut vite devenir invisible. Et pour des pièces aussi magnifiquement décorées, c’est un pur gâchis.

Mais surtout, retenez ce conseil pour la hauteur & proportion :
La hauteur des fleurs vise environ 1,5x la hauteur de votre vase pour un équilibre visuel naturel. En dessous, les fleurs paraissent écrasées par le vase. Au-dessus, le vase paraît sous-dimensionné. Cette règle ne s’applique évidemment pas aux soliflores, où la disproportion fait partie de leur identité.