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Entre espionnage entre rois, disparitions mystérieuses et assassinats commandités, l’histoire des miroirs vénitiens n’a rien à envier à un bon James Bond.

Et pour cause : depuis +4 siècles, le miroir vénitien est un objet de pouvoir, attisant la convoitise.

D’abord possédés par les doges de la puissante Sérénissime (La République de Venise), puis par le Roi Soleil qui envoya des espions pour créer la Galerie des Glaces de Versailles, jusqu’à aujourd’hui où ils continuent d’orner les murs des plus prestigieux endroits du monde : hôtels et palaces Européens, train Orient Express, salons privés de l’Aéroport Charles de Gaulle, villas privées, etc.

Bref, posséder un miroir vénitien chez soi, c’est une chance unique au monde, encore aujourd’hui.

– La chance de posséder un fragment de cette histoire.

– La chance de posséder un objet de prestige, que Venise protégeait comme un secret d’État.

– La chance de posséder un héritage, perpétué dans les règles de l’art par seulement deux familles aujourd’hui.

Mais pour s’en rendre vraiment compte, il faut retracer son histoire…

Table des matières

Entre abus de langage et contrefaçons... qu'est-ce qu'un authentique miroir vénitien ?

Un miroir vénitien (“specchi veneziani” en italien) est un miroir fabriqué entièrement à la main sur l’île de Murano, à Venise, cochant 5 caractéristiques bien précises :

1 : Son histoire haute en couleur, que nous retraçons dans un instant.

2 : Son cadre, généralement en bois, recouvert de plaques de verre soufflé (appelées “parcloses”) biseautées, gravées à la main et assemblées autour de la glace centrale.

3 : Les décors somptueux. Que ce soit des gravures profondes pour le style français ou un ornement exubérant pour le style vénitien (fleurs, feuilles, rosettes, baguettes torsadées), ces miroirs sont connus pour être autant des miroirs que de véritables œuvres.

4 : La fabrication entièrement manuelle à Murano.

5 : Et bien entendu… l’usage du verre de Murano.

Ce sont d’ailleurs ces deux derniers points qui nous permettent d’aborder une notion essentielle à comprendre :
Le miroir vénitien est une “sous-catégorie” du verre de Murano (avec son propre jargon, que nous détaillons dans notre grand glossaire). Sa glace et ses parcloses SONT du verre de Murano. Ils sont donc soumis aux mêmes critères d’authenticité, régis par le label Vetro Artistico® Murano depuis 1994. Nous avons écrit un article à ce sujet, mais en résumé : ce label certifie l’authenticité des pièces pour combattre la contrefaçon. Et SEULS les ateliers qui produisent sur l’île de Murano, selon les techniques & matières premières traditionnelles de l’île peuvent posséder ce label.

Par conséquent, retenez deux choses :

1 : “Fabriqué en Italie”  ≠ “Fabriqué à Murano”.
Tout miroir fabriqué en dehors de Murano, même fabriqué en Italie, même fabriqué à la main… ne peut PAS être considéré comme un authentique miroir vénitien au sens légal du terme. Ce qu’on appellera un miroir « style vénitien » ou “façon de Venise” (= une reproduction). Un miroir qui en reprend le style. Les codes. L’esthétique. Mais qui n’a de Vénitien que le nom…

2 : Même un miroir fabriqué à Murano n’est pas forcément authentique au sens légal du terme.
Si celui n’utilise pas les matières premières traditionnelles de l’île ou n’est pas fabriqué artisanalement, il n’a, encore une fois, de Vénitien que le nom.

C’est précisément sur ce flou que jouent beaucoup de sites & boutiques, en multipliant les abus de langage et formules marketing : “tradition vénitienne”, “Made in Italy”, “Made in Venice”, “style Venise”, “inspiration Venise”.

Comment vous y retrouver pour éviter l’arnaque ?
Nous détaillons ce point dans notre article comment reconnaître un authentique miroir vénitien”, mais pour faire simple : seules 2 familles de l’île possèdent le label et fabriquent encore d’authentiques pièces. Donc si le site est incapable de vous donner le N° de la verre productrice… méfiez-vous.

Anatomie d'un authentique miroir vénitien

Maintenant que nous avons vu la définition officielle et légale, voyons à quoi ressemble en détail un miroir vénitien.

Ci-dessous, le schéma légendé d’un authentique miroir vénitien labellisé, fabriqué par l’une de nos verreries partenaires :

À noter : chaque étape de la fabrication relève d’un savoir-faire à part entière. Pour ne pas sur-charger cet article, nous en avons rédigé un autre complémentaire sur les 6 étapes de fabrication (Il progetto Il taglio La molatura / biseo L’incisione L’argentatura Il montaggio).

Légende :

Glace centrale : grand miroir au centre, la seule partie « fonctionnelle ».

Parcloses : plaques de verre soufflé qui habillent le cadre.

Fronton : couronnement décoratif en haut du miroir.
Sur certains miroirs, une partie similaire se situe en bas du miroir, qu’on appelle “cul-de-lampe”.

Fleurs et feuilles soufflées : décors en relief rapportés, signature du style vénitien classique.

Gravure : motifs incisés à froid à la main dans le verre.

Broche : petits clous à tête de verre qui permet de fixer les éléments entre eux (sur un authentique miroir vénitien, ni colle ni vis sont apparents).

Quels sont les différents styles de miroirs vénitiens ? Les 3 grandes familles à connaître

Avec le temps, le miroir vénitien s’est divisé en 3 grandes familles distinctes. Chacune avec ses caractéristiques visuelles et son caractère bien à elle :

1 : Le style vénitien classique (stile veneziano)
C’est le miroir baroque historique, facilement reconnaissable car le plus exubérant et richement orné de décors soufflés. Fleurs, feuilles, rosettes, parfois feuille d’or/argent… c’est le miroir idéal pour les intérieurs à fort caractère (hôtel particulier, salon d’apparat, grande salle à manger).

2 : Le style français (stile francese)
Naît de la rivalité entre Venise et la France du Roi Soleil, le français joue la retenue là où le vénitien classique joue l’abondance. Souvent sans décors, le style français se reconnaît avant tout à ses gravures profondes et ses biseaux à la précision géométrique.

3 : Le style contemporain
Esthétique sobre, épurée, ornementation minimale, c’est le miroir vénitien adapté aux intérieurs modernes, pour ceux qui veulent l’authenticité du savoir-faire Muranais sans la solennité du baroque.

Nous proposons évidemment ces trois familles dans notre collection de miroirs vénitiens, chacun réalisé par l’un des deux ateliers labellisés de Murano.

Miroir Vénitien "Castello", style vénitien classique; de la verrerie Ongaro & Fuga.
Miroir Vénitien "Top Kapi", style français, de la verrerie Ongaro & Fuga.
Miroir Vénitien "Storti Co L'Oro", style contemporain, de la verrerie Ongaro & Fuga.

Du Ier siècle av. J.-C. à Aujourd'hui : L'histoire complète des miroirs vénitiens

Bien entendu, une partie de l’histoire est intimement liée à celle du verre de Murano. On vous invite, par conséquent, à consulter aussi notre article retraçant les origines et l’histoire du verre de Murano dans son ensemble.

Avant Murano : aux origines du miroir

Avant de parler spécifiquement des miroirs vénitiens, petite appartée sur l’histoire du miroir, tout court. Puisque le miroir n’est ni une invention vénitienne, ni même muranaise. 

Les plus anciennes traces de petits miroirs en verre remontent à l’Égypte du Ier siècle av. J.-C. Mais à l’époque, unir le verre à une feuille métallique était trop compliqué : on lui préférait le métal poli. Les miroirs égyptiens qui nous sont parvenus sont ainsi des disques de bronze, parfois de cuivre, d’argent ou d’alliage, plats, soigneusement polis et munis d’un manche. 

Déjà des objets de luxe réservés aux classes aisées, ils avaient aussi une fonction sacrée : offrandes aux déesses, symboles de régénération associés au soleil. Les classes plus modestes se contentant de leur reflet dans l’eau.  

Suite à ça, les Romains tentèrent à leur tour quelques productions, sans grand succès. Au XIIème siècle, en Allemagne et en Lorraine, des artisans métallisaient le verre au plomb ou à l’étain, mais sans parvenir à de grandes surfaces. Le miroir restait un petit objet, rare et imparfait. Qui, après la chute de l’Empire Romain, s’est complètement évaporé dans la nature.

Jusqu’au jour où une petite île a décidé de porter l’art du verre à un niveau inégalé. Et cette petite île, ce sera Murano…

Murano, le berceau (XIIIème–XVème siècle)

Venise a très tôt fait du verre une affaire d’État, puisque dès 1271, les autorités rédigent le statut de la confrérie des verriers (laMariegola dell’Arte”). Puis 20 ans plus tard, en 1291, la production est finalement déplacée à Murano pour limiter les risques d’incendie sur l’île principale, Venise.

Il faudra attendre 1369 pour voir apparaître les premiers miroirs à Murano (mais on ne parle pas encore à cette époque, de miroirs vénitiens).

(Quelques tentatives avaient été faites avant, sans succès. Au point qu’en 1318, un maître verrier étranger engagé pour transmettre la technique… disparut mystérieusement).

Le problème de l’époque ?
Pour bien le comprendre, il faut comprendre comment fonctionne un miroir. Ce n’est jamais la plaque de verre en elle-même qui réfléchit votre image, mais une fine couche métallique appliquée à l’arrière de la glace. À l’époque, un amalgame d’étain et de mercure (d’où le mot “tain”, qui vient d’étain” et le fameux “miroir sans tain” = sans cette couche)

Parenthèse santé : aujourd’hui, cet amalgame toxique a été remplacé par une argenture à l’argent, procédé découvert par l’Allemand Justus von Liebig en 1835. Parenthèse fermée, reprenons…

En clair :
La lumière traverse le verre, rebondit sur le tain, puis retraverse le verre pour revenir à notre œil. La lumière franchit donc la plaque deux fois. Conséquence ? Les moindres défauts du verre se voient en double. Et à l’époque, le verre utilisé était verdâtre (à cause du fer présent dans sa composition), plein de bulles et de stries. Résultat ? Un reflet sombre, teinté de vert, ondulé et flou. 

Pas de quoi en faire un objet de prestige, donc…
Il faudra attendre 200 ans de plus pour voir apparaître les secrets fondateurs des miroirs vénitiens tels qu’on les connaît aujourd’hui…

La véritable invention du miroir vénitien et son âge d'or (XVIème–XVIIème siècle)

Les premiers miroirs vénitiens ne virent finalement le jour qu’au XVIème siècle suite à une série d’inventions :

1 : L’invention du cristallo par Angelo Barovier.
Un verre d’une transparence absolue. Et donc, le premier verre assez pur pour renvoyer une image claire, lumineuse et fidèle. Ainsi, le mercure et l’étain créaient le reflet. Le cristallo, lui, faisait la qualité de ce reflet.

Mais un verre clair ne suffisait pas encore : il fallait aussi qu’il soit parfaitement plan (lisse), car une surface irrégulière déforme le reflet. Ce qui nous amène à la seconde invention fondatrice…

2 : L’invention de Vincenzo Redor.
En 1540, ce Vénitien met au point et brevète un procédé d’aplanissement et de polissage des plaques de verre permettant des surfaces parfaitement planes. 

Ainsi, avec la clarté du cristallo, la réflexion de l’amalgame étain-mercure et la planéité de ce brevet… tous les éléments sont réunis et le miroir vénitien proprement dit voit le jour ! Beaucoup considèrent donc Vincenzo Redor comme son inventeur.

Le savoir-faire s’organise ensuite très vite :
– En 1569, les miroitiers se regroupent en corporations.
– La gravure à la pointe de diamant débute à la fin du XVIème siècle.
– Puis le siècle suivant, les cadres en bois historiques sont recouverts de listes de miroirs meulées, de cannes, feuilles et fleurs de verre (une idée attribuée au maître muranais Giuseppe Briati).

Cette période marque l’apogée des miroirs vénitiens tel que nous le connaissons : non plus un simple objet utile, mais une prestigieuse œuvre décorative à part entière, prisée dans toute l’Europe. 

Un objet dès le départ hissait au rang de produit de grand luxe, réservé à l’élite.

Et un objet dont Murano (=Venise) avait le complet monopole, grâce à une maîtrise des 3 éléments indispensables (clarté, planéité et réflexion). Un monopole que la République de Venise comptait bien garder pour elle…

Le secret le mieux gardé d'Europe (le protectionnisme vénitien)

Forcément, un tel savoir-faire ne pouvait pas être partagé. Il était alors protégé comme un secret d’État : 

– La Sérénissime interdisait de révéler les secrets de fabrication, surtout celui de l’alliage.

– Les verriers partis à l’étranger sans autorisation s’exposaient à de graves sanctions : certaines légendes racontent que leurs proches pouvaient être emprisonnés et que des spadassins (hommes de main) étaient envoyés à leurs trousses.

– Et pour enfoncer le clou, La République de Venise créée en 1605, le “Libro d’Oro”. Un grand registre recensant les membres de la “Magnifique Communauté de Murano”, désormais considérée comme “la noblesse verrière” de l’île. Un statut avant tout créé pour éviter cette émigration et préserver les secrets.

Une sur-protection du trésor national qui finit naturellement par attirer la convoitise, malgré les précautions prises. Et notamment la convoitise d’un autre royaume dominant de l’époque, dirigé par un certain Louis XIV… la France.

L'épisode français : espionnage de Louis XIV et création de la galerie des Glaces (XVIIème siècle)

On est au XVIIème siècle et tous les miroirs s’achètent à Venise. À prix d’or, puisque leur importation coûte jusqu’à 30 000 livres-or/an.

Une fortune qui donna une bonne raison économique au ministre de l’époque Colbert, pour aller bousculer le monopole vénitien. C’est ainsi que débuta l’une de plus folles périodes du miroir vénitien…

1 : Déterminé à rendre la France indépendante de la production vénitienne, il fait espionner les verriers vénitiens, puis débauche secrètement quelques-uns d’entre eux (probablement à coups de belles promesses).

2 : Avant de fonder en octobre 1665 la Manufacture Royale de Glaces de Miroirs (l’ancêtre de notre mastodonte français, Saint-Gobain), située dans le faubourg Saint-Antoine à Paris.

3 : Puis de réaliser les premiers miroirs sans défaut un an plus tard, en 1666.

4 : Malheureusement, en 1667, une tache vient noircir le tableau, car fidèles à leur serment, les Vénitiens refusent de livrer leurs secrets et sont renvoyés dès mars de cette année, puis remplacés par un gentilhomme verrier normand, Lucas de Nehou.

Quant au sort de ces transfuges ? La légende raconte que Venise aurait cherché à les éliminer, notamment en les empoisonnant avec le même mercure utilisé pour la fabrication des miroirs. Une légende, certes incertaine, mais qui en dit long sur la valeur que l’on accordait à ce savoir-faire.

5 : Quoi qu’il en soit, le savoir-faire était transmis et la qualité exceptionnelle des miroirs fabriqués par la Manufacture permit à Colbert d’interdire l’importation des produits vénitiens dès 1672.

6 : Avant que, 6 ans plus tard, la Manufacture réalise une commande de l’époque devenue quelque peu célèbre : la galerie des Glaces de Versailles. 

7 : Construite de 1678 à 1684 par Jules Hardouin-Mansart et longue de 73m, elle aligne 357 miroirs et glaces. Une démonstration de force destinée à prouver que la France pouvait enfin rivaliser avec Venise, même sans ses verriers.

Un signe qu’on peut considérer comme les prémices du futur déclin…

Le déclin de la production (XVIIIème – début XIXème siècle)

Malheureusement pour Murano, son âge d’or du XVIIème siècle ne dure pas. 

Puisqu’un épisode français vit le jour 100 ans plus tard :
– Lorsqu’un certain Napoléon fit chuter la République de Venise en 1797 (décidément, la rivalité française et italienne est une affaire tenace…).
– Avant d’abolir les corporations en 1806.
– Et que l’île passe sous domination autrichienne en 1814.

Entre 1797 et 1859, c’est donc tout l’écosystème verrier qui vacille pour entrer dans un moment difficile pour les verriers de l’île :
La production de miroirs se raréfie, les ateliers ferment et les savoir-faire se perdent. La tradition ne disparaît pas tout à fait, elle est fortement ébranlée et entre dans une longue éclipse.

La renaissance (XIXème siècle)

Le réveil viendra de la seconde moitié du XIXème siècle, et il sera collectif. Attribué à 3 factures :

– La création de Fratelli Toso en 1854 et Salviati en 1859, deux verreries devenues légendaires, qui affichaient l’ambition de redonner vie à leur savoir-faire tombé en désuétude.

– La création quelques années plus tard du “Museo del Vetro” par l’abbé Vincenzo Zanetti, érudit passionné de l’île et le maire Antonio Colleoni. Le musée ouvre en 1861 et une école de dessin pour les artisans en 1862.

– Avant la première Exposition verrière de Murano en 1864, qui achève de remettre le verre de l’île sur la carte du monde.

Mais…

Même si ce sursaut sauve l’industrie verrière dans son ensemble et que le verre de Murano repart de plus belle, la niche très particulière du miroir vénitien, elle, reste très fragile…

Et aujourd’hui ?

+480 ans après l’apparition des premiers vrais miroirs vénitiens avec l’innovation de Vincenzo Medor et malgré une histoire jonchée de rebondissement ;

Les miroirs vénitiens sont finalement bien une histoire muranaise, qui en possède de nouveau le monopole.

Puisque Saint-Gobain (anciennement la Manufacture Royale de Glaces de Miroirs) a stoppé la production et s’est dirigé vers l’industrialisation pour devenir une puissante multinationale, certes. Mais bien éloignée de son passé artisanal.

Un savoir-faire de nouveau muranais, donc, qui s’affiche dans le monde entier : palaces et restaurants de luxe, train Orient Express, villas privées, ou même hôtels parisiens et salons privés de l’Aéroport Charles de Gaulle (une revanche bien méritée, il faut l’admettre).

Un savoir-faire que les Italiens comptent bien protéger de nouveau, via la création en 1994 du label officiel Vetro Artistico® Murano, institué par la Région Vénétie et géré par le Consorzio Promovetro.

L’unique garantie officielle reconnue par l’État italien qu’un objet a bien été réalisé sur l’île, selon les techniques traditionnelles. Une réponse directe à un marché massivement pollué par les contrefaçons (+70%)

Malheureusement…
Sur la trentaine d’entreprises titulaires de ce label, seulement 2 ont fait du miroir vénitien leur spécialité : la maison Barbini et la maison Ongaro & Fuga (si vous posez la question : OUI, l’intégralité de nos miroirs proviennent de ces deux verreries familiales).

Autrement dit :
La fabrication authentique de cet objet artisanal vieux de +5 siècles, preuve incontestable du savoir-faire muranais, ne tient plus qu’à ~2 familles spécialisées. Il n’est pas exclu que d’autres intègrent le label dans le futur. Mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, voilà la situation.

Raison pour laquelle il est extrêmement important de n’acquérir que des miroirs vénitiens provenant de ces verreries productrices. À la fois pour vous assurer une pièce authentique, au passé et à l’histoire infalsifiable. Mais surtout pour participer à perpétuer ce savoir-faire. Pour ça, nous vous invitons à consulter notre page boutique. Ou à nous contacter pour toute demande d’informations supplémentaires.

Pour aller plus loin (authentification, entretien, prix d’achat)

Cet article étant consacré aux origines et à l’histoire des miroirs vénitiens, nous vous invitons à consulter nos autres contenus pour approfondir ces notions :

Notre article consacré à l’authentification, pour enfin distinguer le vrai du faux et éviter les arnaques (surtout à l’ère d’internet).

Notre protocole complet pour nettoyer, entretenir et préserver votre miroir vénitien dans les meilleures conditions.

– Ainsi que notre page boutique, pour obtenir une idée réaliste des prix d’authentiques miroirs vénitiens, ou pour en acquérir un dans les meilleures conditions.

Conclusion

Le miroir vénitien est, depuis toujours, bien plus qu’un miroir. C’est un objet patrimonial, symbolisant pouvoir, prestige et goût pour les belles choses.

Là où un miroir ordinaire se jette, se remplace et s’oublie. Le miroir vénitien s’honore, se préserve et se transmet. Bien entretenu, il traverse les générations sans aucun souci.

Au-delà de son statut d’objet de luxe et de son héritage hors du commun ;

Elle est là, la vraie valeur de cet objet :
Le miroir que vous accrochez aujourd’hui est le même qui trônera demain dans le salon de vos enfants. Après-demain dans celui de vos petits-enfants. Et peut-être même, de vos arrière-petits-enfants. 

Pour faire entrer une de ces pièces dans votre histoire, découvrez nos authentiques miroirs vénitiens labellisés.

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