Livraison gratuite – Garantie casse incluse – Sans minimum d’achat.

Admiré à travers le monde depuis +1000 ans, le verre de Murano est l’un des verres d’art les plus collectionnés au monde (si ce n’est LE plus collectionné)

Une renommée qui engendre malheureusement tous les “à côtés”, avec une pullulation des faux Murano et contrefaçons, surtout à l’ère d’internet où la retouche photo et les images générées par IA rendent l’identification de plus en plus difficile.

Selon les organes de protection italiens, +70% des pièces du marché mondial vendues comme de “l’authentique verre de Murano” sont en réalité des faux.

Une suprématie de la contrefaçon qui exige donc de savoir démêler  le vrai du faux. Et c’est ce qu’on va voir dans cet article, en distinguant deux choses :

– Dans un premier temps, les critères “terrain” (et leurs nuances).
Des critères d’observation hérités des antiquaires et des collectionneurs. Utiles pour examiner une pièce qu’on a en main, mais jamais suffisants à eux seuls.

– Puis dans un second temps, le seul critère légal et officiel.
Un critère qui est aujourd’hui la seule preuve réellement fiable pour l’achat neuf d’une pièce authentique.

Parce qu’un sticker “Made in Italy” sous un vase ou quelques bulles dans un verre n’ont jamais été des preuves d’authenticité… notre guide vous partage les réels critères, des raccourcis internet. Vous saurez à la fin ce qui relève de l’indice, et ce qui relève de la certitude.

Table des matières

Avant de commencer, comprenez ce qu’est le verre de Murano (et ce que ce n'est pas)

Avant de plonger en détail dans les méthodes d’identification, deux points importants à retenir pour la suite :

La première, le verre de Murano n’est pas une marque, c’est une origine géographique avant tout. 
En 1291, par crainte des incendies, le gouvernement de Venise décréta le transfert de tous les fours verriers vers la petite île de pêcheurs de Murano. Et dès 1295, il fut interdit aux verriers de quitter l’île sans autorisation, sous peine de mort pour quiconque révélaient ses secrets de fabrication. Le verre de Murano n’est donc pas une marque, c’est une appellation géographique ET un savoir-faire protégé par la loi, qui doit respecter des techniques traditionnelles strictes. Par conséquent, n’importe quel objet fabriqué en dehors de l’île, même avec des “perles Murano”, ne peut légitimement s’appeler du verre de Murano. Ce qui élimine d’office une grande partie des produits des sites internet et des places de marché.

La seconde, le verre de Murano NE CONTIENT PAS de plomb, contrairement au cristal.
C’est ce qu’on appelle un verre sodo-calcique (donc à base de silice, de soude et de chaud). Et non à base de potasse contrairement au cristal. Qui contient également du plomb. Une différence majeure qui affecte directement les critères d’identification, puisque le cristal (dû à la présence de plomb) est plus lourd et plus sonore que le verre classique. Là où le verre de Murano offrira des couleurs plus vives, une lumière plus chaude et une malléabilité incomparable à chaud.

Pour tout savoir sur ces différences, on vous invite à consulter respectivement nos articles sur la fabrication du verre de Murano et la composition du cristal.

Maintenant que ces deux points sont éclaircis, passons au sujet de l’article…

Les 6 critères heuristiques (et leurs nuances) pour reconnaître de l'authentique verre de Murano

Pourquoi “heuristiques” ?
Parce que même si ces critères sont vrais dans certains cas (si vous avez la pièce en main), ils ne sont, pour autant, pas une source d’identification fiable à 100%.

Surtout pour un œil non-entraîné, ou un achat en ligne, où ils tombent carrément à l’eau : une photo retouchée ou générée par IA peut simuler n’importe lequel de ces critères de fabrication, ce qui rend quasi impossible la distinction entre contrefaçon et vrai Murano.

⚠️ C’est pour cela que nous vous partageons ces critères, avant tout pour votre culture (et aussi pour rectifier les fausses informations qui traînent sur internet). Mais ils sont davantage à prendre comme des indices, que des certitudes d’authenticité. Et ils ne sont, en aucun cas, à prendre isolément.

Critère n°1 : La marque du pontil sous la pièce

Comme expliqué dans notre article sur la fabrication du verre de Murano, le pontil (dit pontello en Muranais) est une tige métallique pleine qu’on attache au-dessous de la pièce, avant de détacher la canne. Ça permet, une fois le corps de l’objet formé, de travailler le haut. 

Un pontil qui laissera une cicatrice circulaire sur le dessous de la pièce quand il sera détaché pour qu’elle parte au recuit. Une cicatrice davantage visible sur les vases par exemple.

Maintenant, nuançons un peu nos propos :
Le pontil est un outil également utilisé pendant la fabrication du cristal par exemple. Par conséquent, la présence de cette marque indique, certes, un soufflage bouche (=indice de fabrication artisanale). Et toutes les pièces en verre de Murano devraient en avoir une. Mais pour autant, ce n’est en aucun cas une preuve unique de la provenance muranaise, puisque les pièces en cristal de bohême en possèdent aussi. D’autant que certaines verreries de Murano polissent leurs pièces, ce qui fait disparaître partiellement ou entièrement la marque. Son absence ne suggère donc pas toujours une contrefaçon (oui, elles ne nous facilitent pas la tâche sur ce coup-là…).

Maestro de notre verrerie partenaire, La Fornasotta, en action.
Maestro de notre verrerie partenaire, La Fornasotta, en action.

Critère n°2 : Les bulles d’air présentes dans la masse : le grand malentendu

Beaucoup de sites internet mentionnent la présence de légères bulles d’air comme un critère d’authentification majeur. Mais vous commencez à nous connaître, nous nuancerons légèrement les propos :

Un verre soufflé à chaud (et sans plomb !) peut, en effet, emprisonner de fines bulles. Si elles sont homogènes et n’altèrent pas la transparence, c’est cohérent avec une fabrication artisanale. D’autant que beaucoup de techniques signatures de l’île comportent l’inclusion de bulles emprisonnées dans le verre. On pourrait donc légitimement se dire “s’il y a des bulles, c’est du Murano !”

Oui, mais non.
Parce que :

1 : Aucune source officielle de l’île, ni aucune verrerie, ne fait des bulles un critère d’authenticité pour l’intégralité du verre de Murano. Le terme “Vessìghe” du grand glossaire du verre de Murano désigne même la présence de filaments ou de bulles à l’intérieur d’un objet fini comme des imperfections. Ainsi, la présence de grosses bulles peut autant signifier une contrefaçon, qu’un simple défaut de fabrication.

2 : De légères bulles sont facilement reproductibles en contrefaçons.

3 : Certaines techniques signatures de Murano, comme le Lattimo (un blanc laiteux opaque), font tomber à l’eau cette hypothèse. Essayez de voir des bulles à travers un blanc opaque… bon courage. Est-ce pour autant un faux Murano ? Non, bien au contraire. Leur absence n’est donc, encore une fois, pas forcément signe d’un faux Murano.

Pour conclure :
Oui, certaines pièces en authentique verre de Murano contiennent des bulles. Et oui, certaines techniques signatures de l’île reposent sur l’inclusion de bulles. Mais non, “avoir des bulles” n’est ni nécessaire pour un Murano, ni un critère suffisant d’authentification. C’est surtout un gros raccourci répandu de sites en sites, qui ne prennent jamais la peine de vérifier les informations.

Critère n°3 : Les micro-imperfections, signent du travail artisanal manuel

Tout comme la fabrication artisanale du cristal (ou toute autre fabrication artisanale d’ailleurs) la fabrication manuelle du verre de Murano laisse ses marques : variations légères d’épaisseur, asymétries subtiles, petites irrégularités. Autant de micro-imperfections qui ne sont pas des défauts, mais des signes de la main de l’homme. Ce qui confère son aspect unique à chaque pièce.

À l’inverse, une régularité parfaite trahit souvent une production moulée/industrielle.

Maintenant, pour nuancer les propos comme toujours :
Ces micro-imperfections sont, bien souvent, difficiles à identifier à l’œil nu, ou à distinguer avec des vrais défauts de fabrication. Et si la pièce a été fabriquée par un grand Maestro qui a peaufiné sa technique au fil de 60 ans de dur labeur, autant vous dire… elles seront invisibles pour 99,9% des gens.

Et puis il ne faut pas oublier que les faussaires ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de copier le savoir-faire des autres. Par conséquent, beaucoup de contrefaçons “intelligentes” imitent désormais ces irrégularités, pour imiter le “travail manuel”. Et encore une fois, un œil non-entraîné ne verra pas la différence.

Critère n°4 : Les couleurs chaudes et profondes, typiques du verre de Murano

Les couleurs typiques du verre de Murano ne sont jamais peintes en surface. Mais obtenues par des oxydes métalliques fondus dans le verre en fusion. 

Résultat ? 
La couleur est “fixée” dans la masse et ne “s’efface” pas avec le temps. Par conséquent, un vrai Murano aura tendance à conserver ces couleurs chaudes et profondes, même à l’épreuve du temps. Là où des contrefaçons se trahiront avec des couleurs rapidement ternes.

Un autre test facile à faire : regardez votre pièce à contre-jour.
Sur un vrai travail dans la masse, la lumière traverse la pièce et la couleur reste lumineuse, profonde, translucide. Une couleur d’imitation (souvent appliquée en surface avec peinture, spray, émail de surface) donnera, quant à elle, un rendu mat, “posé”, qui bloque la lumière.

Pour la nuance :
Cette technique est un bon révélateur si vous avez la pièce en main, parce que réussir un vrai rouge à l’or (couleur typique de Murano) ou un sommerso multicouche demande une maîtrise rare et augmente le coût. Mais également parce que les recettes de couleurs sont bien souvent des secrets de fabrication jalousement gardés, transmis de génération en génération. Par conséquent, même les meilleurs faussaires ou industriels n’arrivent jamais à reproduire la profondeur, la chaleur et la brillance des couleurs.

Maintenant, une photo ne permet pas de trancher : n’importe quelle couleur peut être falsifiée sur internet et une image retouchée. La couleur est donc un indice fort en main, mais faible sur écran.

P.S. Ça va de soi, mais ce critère fonctionne uniquement sur les pièces de couleur. Les pièces en verre de Murano transparentes, utilisant la technique signature du cristallo par exemple, sont naturellement exclues. Les techniques signatures, parlons-en d’ailleurs…

Critère n°5 : Les techniques signatures

Au-delà des couleurs, le verre de Murano se reconnaît à des techniques de fabrication que les verriers de l’île ont inventées ou portées à un niveau inégalé au fil du temps.

Des techniques uniques au monde, que personne en dehors de Murano n’a réussi à imiter à la perfection en +1000 ans d’histoire. 

Connaître ces techniques, leurs caractéristiques et leur fabrication est ainsi un bon moyen de faire la distinction entre vrai Murano et copie.

On vous présente ci-dessous 5 des plus emblématiques, celles que vous croiserez le plus souvent. 
Pour la liste complète (comprenant notamment le fameux Cristallo, le Vetro a Ghiaccio, le Lattimo, Calcedonio, etc.) et les détails, consultez nos articles : tout savoir sur le verre de Murano, sa fabrication et le grand glossaire.

Murrine / Millefiori

Cette technique, déjà connue à l’époque romaine et adoptée par les Vénitiens au XVème siècle, consiste à assembler des fines tranches de cannes de verre vitreuses présentant des motifs en étoiles ou en fleur.

Des motifs qui, une fois chauffés et soudés, forment une mosaïque multicolore qu’on appelle “millefiori”.

Sommerso

On en a parlé un peu plus haut, cette technique (extrêmement difficile à réaliser correctement) consiste à superposer plusieurs couches de verre, souvent de différentes couleurs, dans un même objet. 

Résultat ? 
Des couleurs “immergées” (dont le nom sommerso) qui se chevauchent sans se mélanger, avec une couche externe incolore et d’épaisses couches colorées à l’intérieur.

Filigrana

Technique qui consiste à incruster des fils de verre blancs ou colorés étirés dans la masse de verre transparent. Résultat ? Des motifs torsadés ou en filet formant un effet “dentelle figée”. Dans un Filigrana bien réalisé, cherchez des fils continus et réguliers.

Une technique raffinée, comprenant plusieurs sous-techniques qu’on détaille ici

Foglia Oro / Foglia Argente

Technique qui consiste à incruster une feuille d’or 24 carats (ou d’argent) dans la masse du verre. Au façonnage, l’or se craquelle et se disperse en une multitude de micro-paillettes dorées que certains appellent la “poussière dorée”.

Une technique qui ajoute du prestige à la pièce et que les contrefaçons reproduisent rarement (ou très mal pour le coup).

Incalmo

Terminons par l’Incalmo, autre technique difficile et typique qui consiste à souder à chaud deux pièces de couleurs différentes. Résultat ? Des zones de couleur nettement distinctes sur un même objet.

Critère n°6 : Quant aux signatures des verriers ?

Même si les grandes verreries/maîtres signent certaines de leurs pièces  (gravure à la pointe, marque à l’acide ou étiquette) et que cela peut vous aider à l’identification. Surtout si la signature est celle de grandes verreries (Venini, Barovier & Toso, Seguso) qui pourront vous dire si oui ou non, elle est authentique.

Ce n’est pour autant pas un gage d’authenticité si fiable :
Puisque la majorité des pièces, les plus courantes ou celles provenant d’ateliers plus confidentiels, ne sont pas toujours signées. Et une signature peut s’estomper avec le temps. Résultat, l’absence de signature ne signifie pas nécessairement que c’est un faux. 

La signature est ainsi à prendre comme une orientation :
Si votre pièce est signée, vérifiez que l’atelier existe, qu’il est bien situé à Murano et qu’il est bien connu pour fabriquer de l’authentique verre de Murano (voir plus bas pour l’explication détaillée).

Le grand tableau récapitulatif des critères visuels

CritèreFiabilitéMéthodeLimites
Marque du pontil⭐⭐Présence d’une cicatrice circulaire sous la base la piècePreuve d’un soufflage bouche artisanal, mais pas nécessairement d’un Murano.
Présence de bulles Raccourci légèrement répandu, mais n’est en aucun cas un critère d’authentification pour un Murano (voir section pour le détail).
Micro-imperfections⭐⭐Pièces comportant de légères variations d’épaisseur, de subtiles asymétries ou de petites irrégularités. Très difficile à distinguer à l’œil nu et certaines contrefaçons l’imitent volontairement.
Couleurs⭐⭐⭐Observation visuelle à contre-jour : la lumière traverse la pièce et les couleurs restent lumineuses, profondes, translucides. Un faux aura des couleurs ternes et mates qui bloquent la lumière.Critère très facilement se falsifiable en photo lors d’un achat internet.
Techniques signatures⭐⭐⭐⭐ Sont-elles bien exécutées ou non ?Demande un œil entraîné et une bonne connaissance des techniques.
Signatures des verriers⭐⭐⭐ Beaucoup de pièces (surtout d’ateliers indépendants) ne sont pas forcément signées.

Le seul critère légal ET vraiment fiable pour l’achat d’une pièce authentique, en ligne comme en boutique : la présence du Label Vetro Artistico® Murano

Nous voilà enfin au seul vrai critère qui tient dans l’authentification du verre de Murano (du moins, pour les pièces neuves, post-1994).

Pour l’explication :
Suite à l’explosion des contrefaçons, la Région Vénétie a institué par sa loi n°70 du 23 décembre 1994, un label officiel géré par le Consorzio Promovetro Murano. Un label qui certifie que les pièces sont bien réalisées sur l’île de Murano ET en respectant des règles strictes de matières premières et de techniques traditionnelles. 

Mais alors… qui peut apposer ce label ?
Très simple : seules les verrières produisant du verre artistique à Murano peuvent en faire la demande. Si elles respectent les règles (matières premières traditionnelles, fabrication artisanale traditionnelle) et qu’elles sont autorisées, elles deviennent concessionnaires du label. Pour vous donner une idée : aujourd’hui, seules 35 familles de l’île possèdent ce label.

Et comment fonctionne-t-il ?
Très simple également : chaque entreprise productrice possède un identifiant unique. Et depuis 2016, un numéro de série et un code Data Matrix identifient aussi le produit de façon unique. Deux informations que vous retrouvez sur “le bollino” collé à votre pièce (c’est en quelque sorte sa carte d’identité). 

Précision : il peut être soit rouge, soit bleu. Le rouge étant pour les grosses pièces soufflées. Et le bleu, pour le travail au chalumeau réservé aux petites pièces/bijoux.

Ainsi, pour vérifier l’authenticité de votre pièce :

1 : Rendez-vous sur cette page (il y a également une app gratuite “Original Murano Glass”).

2 : Rentrez les identifiants indiqués sur le “bollino” de votre pièce.

3 : Le site vous indique instantanément si elle est valide ou non. Et en cas de doute, contactez-nous, nous collaborons en direct avec le label et pourrons vous aiguiller.

Ce label, le Vetro Artistico® Murano, est ainsi à l’heure actuelle :
1 : Le SEUL système anti-contrefaçon en vigueur.
2 : Le SEUL label reconnu par l’État Italien et la Région Vénétie.
3 : Et in fine… le SEUL gage officiel d’authenticité d’une pièce en verre de Murano.

Par conséquent :
× Les “certificats d’authenticité” proposés par certains sites ne valent, au yeux de la loi, rien.
× Les “certificats NFT” aussi proposés par certains sites ne sont que de la poudre aux yeux (certes, ils garantissent que vous êtes le propriétaire de la pièce que vous venez d’acheter. Mais d’une pièce… non certifiée authentique).
× Et les mentions “Handmade in Italy”, ”Made In Murano”… sont encore une fois des formulations marketing pour tromper le consommateur (vous). Parce qu’une pièce peut être fabriquée sur l’île. Si elle est fabriquée à la machine, ce n’est pas de l’authentique verre de Murano. Point final.

Pour conclure, il y a tout de même deux nuances à garder en tête :

1 : Ce label a vu le jour en 1994. Par conséquent, toutes les pièces produites avant, même en authentique verre de Murano, n’ont par définition pas le label. C’est pour cela que nous précisons bien “pour un achat NEUF”. Pour l’achat d’occasion ou de seconde main, il faudra vous fier aux critères mentionnés plus haut, ou à l’expertise d’un professionnel.

2 : Quelques rares artistes ou grandes Maisons comme Venini, Seguso, Barovier & Toso n’ont jamais adhéré au consortium. Et donc, ne possèdent pas le label. Est-ce que cela veut dire pour autant que leurs pièces sont fausses ? Non, bien au contraire, puisqu’elles font partie des verreries les plus réputées.

En clair :
Présence du label = garantie d’une pièce 100% authentique.
Non-présence du label = garantie d’une contrefaçon dans 99% des cas. Pour le 1% restant des grandes Maisons, consultez leur catalogue pour en avoir le cœur net.

Étiquette du label. Le logo représentant une borsella (un outil traditionnel du verrier).

Les pièges classiques à éviter

Pour finir, on tenait à écrire une section dédiée sur les 4 erreurs classiques à éviter. On les a déjà mentionnés rapidement au fil de l’article, mais ça ne fait jamais de mal de les rappeler :

1er piège : Les termes marketing & étiquettes trompeuses
Beaucoup de sites sont passés maîtres dans l’art de jouer sur les mots pour camoufler la véritable origine de leurs produits. Bien souvent, on les repère avec les appellations généralités et les icônes “Made in Italy”, ”Made in Venice”, “Made in Murano”… mais derrière ? Rien. Aucune preuve et aucune présence du label. Donc attention : si ces appellations génériques ne sont accompagnées d’aucune preuve sur la présence du label = méfiance.

2ème piège : Un prix anormalement bas
Une authentique pièce en verre de Murano est soufflée bouche et façonnée main sur l’île. Une procédure qui demande des heures, parfois des jours de travail. Sans parler des coûts croissants des matières premières et de l’énergie pour faire tourner les fours. Ainsi, un authentique verre de Murano est onéreux. Et un prix trop bas est incompatible avec une fabrication artisanale. Pour la fourchette des prix, rendez-vous directement sur notre article tout savoir ou sur notre boutique.

3ème piège : La seconde main
Attention : la seconde main n’a rien d’un piège en tant que telle. Et bien souvent, c’est ici qu’on fait les meilleures affaires. Mais elle demande de s’y connaître pour éviter les pièces. Car que ce soit dans des brocantes ou sur des plateformes comme Etsy ou eBay, beaucoup affirment des pièces “signées par tel grand maître” ou “pièce des années 60 d’un grand atelier”. Mais encore une fois, sans aucune preuve à part leur parole. Notre règle d’or pour la seconde main : pas de preuve documentée = méfiance. Pour les pièces de valeur, exigez toujours des photos macro de la signature et/ou du label, une facture, un historique sur la provenance. Ou même l’accord du vendeur pour faire authentifier la pièce par un expert. Si elle est authentique, ça ne devrait pas lui poser de problème…

Dernier conseil pour la route : comment faire authentifier votre pièce (pièce ancienne, héritage, etc) ?

Pour les pièces neuves, on vient de le voir : l’authentification passe par le label. 

Mais pour les pièces anciennes alors ?
Eh bien si vous avez un doute, l’authentification par un expert reste la seule méthode vraiment fiable. Les indices visuels cités plus haut n’étant que des présomptions.

Parmi les experts à contacter, plusieurs pistes :

Piste n°1 : Les maisons de ventes avec une expertise en verre de Murano
Certaines maisons de vente possèdent une expertise plus pointue que d’autres sur le verre de Murano. Et la plupart proposent l’estimation gratuite (pensez simplement à en contacter plusieurs pour comparer les estimations). Parmi les maisons de vente fiables, vous avez Wright, une maison de Chicago, référence internationale du verre italien du XXème. Cambi Casa d’Aste à Gênes. Ou encore les grandes maisons comme Christie’s ou Sotheby’s pour les pièces d’exception.

Piste n°2 : Les verreries
Si vous pensez avoir une pièce d’une grande verrerie, contactez-les directement. Ce seront les plus mêmes de vous répondre. Vous croyez avoir acheté une pièce signée Archimede Seguso ? Contactez directement sa fondation. Vous croyez avoir une pièce signée Venini ? Contactez la verrerie. Etc.

Piste n°3 : Les musées, fondations et organismes officiels
Vous avez par exemple Le Museo del Vetro de Murano ou Le Stanze del Vetro de San Giorgio Maggiore qui pourront vous aiguiller. Même si leur rôle premier n’est pas d’authentifier des pièces, ce sont avant tout des passionnés et experts du sujet, qui seront ravis de vous aiguiller sur le savoir-faire de l’île.

Sinon, vous pouvez nous contacter. Nous collaborons avec le Consortio Promovetro et ses verreries et nous serons également ravis de vous aiguiller.

Museo del Vetro à Murano. Source de l'image : site officiel du Musée.
Ile San Giorgo Maggiore où se trouve le Stanze del Vetro. Source de l'image : site officiel du centre d'études.
Maison de vente Cambi Casa d'Asta. Source de l'image : site officiel de la Maison.

Conclusion

Reconnaître un verre de Murano, ce n’est pas cocher des cases. C’est connaître une île. Un peuple. Son histoire. Et son savoir-faire. 

C’est savoir lire entre les raccourcis marketing, les fausses promesses d’authenticité et les guides “d’experts” brandissant des idées reçues comme vérité absolue.

Mais la vérité, la voilà : 
Pour une pièce ancienne ou d’une grande verrerie, l’expérience (ou l’expertise d’un professionnel) resteront vos meilleurs alliés. Et pour les pièces neuves, la présence du label reste LA SEULE preuve d’authenticité. Que ce soit sur internet, ou dans une boutique physique. Mais dans les deux cas, les indices visuels ne sont que ça… des indices.

Et si vous souhaitez acheter l’esprit léger, découvrez notre collection certifiée Vetro Artistico® Murano, sélectionnée pour que la question de l’authenticité ne se pose jamais.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *